Derrière les vêtements que je choisis, je cherche une énergie créatrice, un savoir-faire et une histoire à raconter. J’aime beaucoup quand l’artisanat d’un pays est revisité par un créateur.” Marie Gas sait de quoi elle parle : l’énergie, la création et le savoir-faire sont les trois fées qui ont bercé son enfance puisqu’elle a grandit au milieu des perles, plumes et coquillages de l’atelier marseillais de son père, André, créateur de la marque Gas Bijoux dont elle est aujourd’hui directrice artistique. “Après des études de droit et quelques séjours aux Etats-Unis, j’ai préféré rejoindre mon père et l’aider à ouvrir sa première boutique d’accessoires et de vêtements à Paris… et j’ai rapidement découvert le plaisir de la sélection”. À l’époque, les concept stores ne sont pas très répandus et la tendance est aux collections minimalistes, sombres. Le noir est partout. La première boutique BY MARIE arrive alors dans la capitale comme un rayon de soleil. La sélection, colorée, lumineuse, d’un chic solaire, ne ressemble à rien de ce qui est proposé ailleurs. Au fil des années, Marie affine sa vision très personnelle de la mode, une identité absolument unique se dessine. “Je recherche la rareté, le raffinement et l’originalité. Quand quelque chose me plaît, c’est instinctif et immédiat !” Pour son travail de recherche, Marie fréquente les salons, mais compte aussi sur le hasard de la vie et des rencontres. “J’ai beaucoup voyagé à une certaine époque. Aujourd’hui, c’est moins primordial. Beaucoup de créateurs viennent en France. Désormais, ce sont les marques qui viennent à moi !” Paris, Marseille, Saint-Tropez, chaque boutique est différente, mais on y retrouve des créateurs et créatrices de talent : Mira Mikati, Isabel Marant Étoile, Ulla Johnson, Harris Wharf London, Michel Vivien, Lutz Morris, Yvonne S, et également des pièces de joaillerie réalisées par Dorette ou encore Marie Lichtenberg… À Saint-Tropez, BY MARIE a pris ses quartiers place de la Garonne il y a quinze ans, à côté de la boutique Gas Bijoux. La sélection est ici plus estivale. “L’état d’esprit, c’est “buy now, wear now”, on est vraiment dans l’ultra-désirable, dans la spontanéité. Je trouve ça merveilleux de proposer des collections que l’on peut porter tout de suite. Saint-Tropez est un lieu très réactif à la mode. Ici, je m’autorise plus de fantaisie.” À l’évidence, le village tropézien a une place particulière dans l’histoire de Gas : il y a 50 ans, André y ouvrait sa première boutique de bijoux. “J’y passe à l’ouverture de chaque saison. C’est un rendez-vous important pour moi.”

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