Fondugues et Pradugues. Deux fermes sur la presqu’île et un destin commun dont les premières pages ont été écrites, dès 1964, lorsque Pradugues fut offerte en cadeau par son père négociant en vin à Danielle Rey. Aujourd’hui son fils, Laurent Nouvion et Stephen Roberts conduisent une propriété de 15 ha d’un seul tenant. “Nous sommes convaincus que le vin se fait sur la vigne” assure Stephen Roberts, le “wine maker, artisan de la rénovation du domaine et de son passage en bio” confie Laurent Nouvion. Jadis, les raisins rejoignaient la coopérative ; désormais, les baies de mourvèdre, cabernet sauvignon, merlot, rolles, grenache et cinsault sont vendangées à la main et vinifiées sur place. Byzance, superbe percheron de trait, contribue aux labours et le domaine revendique ses propres assemblages, loin des diktats des appellations. “Nous faisons des vins d’auteur, les cuvées sont issues de nos raisins seuls ; chaque millésime raconte la météo de l’année et la vie du terroir, prévient Laurent Nouvion. Il y a un effet millésime dans chacune des cuvées”. À ce jour, Fondugues - Pradugues est le seul domaine à proposer un rosé et un rouge en vin nature, des vins de grande typicité élevés dans un chai imaginé par Juan-Carlos Fernandez, assisté par Pascal Costamagna. “Un bon produit est un produit respecté, poursuit Nouvion qui rend hommage à Régine Sumeire, la papesse du rosé, qui nous a beaucoup aidés et donnés beaucoup d’énergie”. Aujourd’hui, l’eau de rosée, est un vin emblématique garanti sans intrants, une gageure. Le rouge d’été, un “pur jus” 100% Cinsault séduira les amateurs de rouge nature tout comme l’Equinoxe élevé 18 mois en barriques. “Soyons humbles, c’est aux clients de dire si c’est une success-story”, dit Laurent Nouvion, dont la maman a retrouvé “le rythme du cérémonial des vendanges”.

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