Le destin d’une vie tient à peu de choses. Un mouvement révolutionnaire, une ville mythique et la volonté de ne pas imposer une vie de bohème à sa famille… C’est la jolie manière dont André Gas résume son parcours. Alors que le jeune Marseillais est étudiant aux Beaux-Arts à Paris, Mai 68 l’oblige à interrompre ses études. “C’est alors que sont venus les bijoux, j’en ai fait mon métier. Je voulais être artiste, je suis devenu artisan !”. La première boutique ouvre à Saint-Tropez en 1971. La boutique marseillaise arrive bien plus tard, en 2003. Aujourd’hui, Marie, fille d’André, crée les collections à ses côtés et impulse les tendances. “Nous contrôlons tout le système de fabrication, tout se fait à Marseille, à la main, dans l’atelier historique de mon père” précise Olivier, son frère, PDG de la marque. “Nous avons là des stocks de matières et matériaux, plumes, raphias, perles… que mon père rapporte de ses voyages depuis 50 ans ! Chacun vient piocher dedans et apporte ses idées et sa créativité”. Si les bijoux Gas se vendent de Marseille à Bordeaux, de New York à Milan, André Gas est toujours resté dans son atelier de bric et de broc. Et pour saisir toute la personnalité de Gas Bijoux, il faut venir écouter les émailleuses, les soudeurs, la soixantaine d’artisans qui travaillent là, sur les hauteurs de Marseille, raconter leur quotidien au côté d’un créateur qui place la liberté, la tolérance et la coopération au-dessus de tout. Quand il parle d’eux, André est plein de gratitude : “Certains sont là depuis près de 40 ans, je leur dois à tous beaucoup”.

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