Rarement restaurant aura autant ressemblé à son propriétaire. Il Capriolo a été fondé de toutes pièces par Jérôme Benoît qui rêvait d’un petit bistrot à son image : convivial et joyeux. Celui que tout le monde surnomme Jéjé Barbu a conçu une carte de bouchées italiennes, un peu à la façon de tapas, prenant la forme d’assiettes de partage. Sur l’ardoise, c’est un Jéjé en liberté qui s’exprime osant le grand mix des saveurs et textures, toujours avec succès : les anchois-cerises-stracciatella, la poutargue-huile d’olive et pêche intriguent d’abord, surprennent ensuite et convainquent toujours. “Il y a aussi ses classiques”, complète Philippe, un fidèle d’entre les fidèles qui cite le vitello tonnato ou le tiramisu. A la clientèle des riverains des débuts s’ajoutent désormais les amateurs venus de tout Marseille et de bien au-delà. A l’heure du service, la terrasse arborée s’agite de tout un petit monde affamé et impatient de découvrir les créations du moment. Dans un décor assez simple et sobre, sous les guirlandes qui illuminent le patio en soirée, les poêlées de palourdes au chorizo ou en version menthe-citron racontent les trouvailles du jour. Le chef part quérir l’inspiration auprès des paysans des environs et de l’épicerie paysanne. “Mon produit fétiche ? Le poisson !” répond sans ciller Jéjé qui décline les céviches à l’infini, autre preuve de son sens aiguisé des assaisonnements et du geste précis. Et pourquoi ce nom d’Il Capriolo ? “C’est venu comme ça, ça veut dire chevreuil” répond-il lançant un clin d’œil malicieux à Moussa et Zied, ses deux acolytes en cuisine. Cet après-midi, Jérôme accueille des enfants du quartier pour un atelier recettes ; c’est auprès d’eux qu’il puise aussi toute son énergie et sa poésie.

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