Le travail d’un cuisinier dans un hôtel diffère-t-il de celui d’un restaurant indépendant ? Il est obligatoirement différent car il faut toujours penser aux attentes de la clientèle de l’hôtel qui peut différer de celle du bar ou de la brasserie. Je trouve ça épanouissant car la direction de l’hôtel ne m’impose pas une carte de cuisine facile à vocation internationale. Je sers une cuisine marseillaise et identitaire, toujours marquée par ma préoccupation de satisfaire toutes les envies et demandes. Y a-t-il un style Lévy ? Je propose une cuisine méditerranéenne teintée d’agrumes. Je me suis installé à Marseille il y a 22 ans et, plus le temps passe, plus j’ai envie d’aller au bout des choses. Je souhaite faire toujours plus plaisir et ça passe par une quête très exigeante auprès des producteurs. Dans les prochains mois, nous nous attellerons à des recettes à base de produits lactofermentés, nous allons nous amuser pour amuser les clients en leur proposant des choses nouvelles. Faire découvrir encore et toujours pour donner du plaisir. Comment défendez-vous la qualité ? Il faut connaître le producteur, son esprit, son travail. Si un éleveur travaille dans des conditions saines ou pas. Bien au-delà du bio, il faut réhabiliter la notion de respect. On ne peut plus vouer une confiance aveugle aux labels alors nous devons renouer avec la rencontre et la découverte pour renouer avec la culture du produit. Tout est affaire de confiance. À quoi ressembleront les prochains mois ? Nous proposerons une cuisine de choses simples techniquement parfaites. Nous installerons un four à pizzas au bar, servirons une cuisine très méditerranéenne à la brasserie et renouerons avec les desserts qui font renaître la confiance. Après avoir vécu des temps compliqués, les clients ont envie d’être rassurés.

No items found.

Découvrez notre article sur la ferme des bouis
< Retour à la rubrique