C’est l’histoire de deux restaurants frères, d’une filiation culinaire commune et une aventure comme on en voit peu. Tout a commencé avec la Cantinetta, qui est née en juin 2006, de la volonté de servir une cuisine italienne heureuse. “Aujourd’hui encore, on perpétue les classiques pour une clientèle en quête de valeurs sûres” explique Pierre-Antoine Denis, l’un des deux artisans de ce succès, avec Stéphanie Nardoca. “Finalement, on sert à la Cantinetta ce que les gens veulent et ils passent un bon moment, c’est la définition même du restaurant selon nous” poursuit Pierre-Antoine. Le binôme, une fois aguerri et rompu aux difficultés de la restauration, a donné naissance, 10 ans plus tard, à Otto, table de cuisine méditerranéenne, à tendance italienne, avec quelques relents de cuisine arménienne. D’un établissement à l’autre, un solide esprit de famille préside à chaque service ; que ce soit pour la Cantinetta avec Franck et Nadine, ou pour Otto, avec Hermance et Cédric, tous contribuent à l’ambiance et à l’âme des lieux. Du cours Julien à la rue Jean-Mermoz, dans ces décors de bistrots à l’esprit un peu jazzy, Stéphanie apporte une touche déco très rétroactuelle : “Elle est très inspirée par la première moitié du XXe siècle”, confirme Pierre-Antoine Denis. Deux à trois fois par an, le chef d’orchestre des deux maisons part faire son marché en Italie et reste fidèle à ses fournisseurs de la première heure. On le croise également en Espagne, en Catalogne, et va chercher ses viandes et cochonailles chez des éleveurs en Aveyron. De ses deux adresses tirées au cordeau, où l’excellence du produit contribue à l’éclat de la cuisine, Pierre-Antoine dit que “ce sont des lieux de vie, des lieux engagés. Mon vœu, c’est que toute cette énergie de vie se perpétue”.

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