C’est un paquebot, un navire blanc-bleu entre la mer et les roches calcaires de la corniche. On vient au Rhul pour la bouillabaisse, et cette kyrielle de plats qui ont bâti la réputation de cette maison mythique, dont les premières lignes s’écrivirent dès 1948, lorsque les grands-parents de Gabrielle et Christine eurent l’idée de transformer ce qui devait être leur résidence privée en hôtel-restaurant. “Nos 13 chambres répondent aux standards de confort d’aujourd’hui mais cultivent leur âme intime, aux antipodes de l’uniformisation” prévient Christine. La vaste salle aligne ses tables face à l’horizon, prélude délicieux aux repas orchestrés par le chef Jean-Marie Bizet, dépositaire du savoir-faire maison : bouillabaisse bien sûr, mais également soupe de poissons, bourride, loup en croûte de sel font courir les amateurs en quête de saveurs aussi authentiques qu’intemporelles. “On résiste aux modes parce que nous ne sommes pas à la mode, s’amuse Gabrielle. Facebook et Instagram c’est du virtuel ; nous, nous sommes dans le réel en nouant une relation de proximité avec nos clients que nous ne retrouvons pas sur le web”. Les années passent et le Rhul, du haut de son architecture greco-azuréenne, raconte l’histoire de cette famille intimement liée à celle de ses clients : “Beaucoup viennent pour fêter un événement important ou pour déguster un plat en particulier, à l’instar des pâtes aux langoustes”, confie Gabrielle. “Le service et la qualité ne changent pas et notre recette de la bouillabaisse est celle que nous avons toujours servie” enchaîne Christine. Poissons de l’Estaque et du vallon des Auffes, fruits et légumes en provenance directe des primeurs, les années passent mais l’émotion demeure.

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