Une vue féerique sur la ville, un jardin où le bien-être le dispute à la convivialité, une carte qui lui ressemble et rassemble tous les suffrages… Il a suffi de quatre années pour que le Sépia de Paul Langlère devienne l’une des tables les plus courues de Marseille. “Une poêle qui crépite, c’est mon ADN et faire plaisir aux gens c’est très dur au quotidien car je ne veux jamais décevoir” confie le cuisinier qui vit son métier comme “un défi permanent”. Au Sépia, pas de plat signature mais un goût assumé pour les accords terre-mer, “je condimente ma viande à l’anchois, à la poutargue ou aux oursins”, explique Langlère qui aime aussi travailler le poulpe et les sardines pêchés du jour. En été, les desserts affichent une rare vivacité, portés par les agrumes dont le chef aime la combinaison fraîcheur-acidité : “Une brousse retravaillée avec des fruits…” souffle-t-il avec gourmandise. Le propriétaire du Sépia avoue être peu au fait de la réputation de son restaurant et même n’être pas fier “mais je mesure le chemin accompli, c’est gratifiant de lire la joie sur le visage des clients, la reconnaissance fait vibrer le moteur de ma motivation”, reconnaît-il. Portée par chaque saison et son corollaire de bons produits, la carte entre dans le registre bistronomique bien que le chef n’aime guère les cases et les étiquettes, “je donne du goût à mes idées et j’essaie d’être honnête”. Cet été, on mangera sur la terrasse façon guinguette à moins qu’on ne préfère rejoindre le comptoir pour partager un verre avec quelques tapas et des amis. “J’ai aménagé une troisième terrasse privative dans le potager, on y grignotera quelques spécialités avant de partager une belle pièce” avance Paul Langlère, jamais à court de délicieuses idées.

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12h–13h30 & 20h–22h (ferme le dimanche et le lundi)
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