Les années passent mais la passion demeure. Dans la famille Luciani, il y a d’abord eu le grand-père Pierre, dit-Babone, qui rachète une entreprise marseillaise de cafés, fondée en 1863 ; puis André, son fils, qui en prend la direction dans les années 1980. Il y a 4 ans, Jean-Baptiste a rejoint l’entreprise, installée dans le quartier de Saint-Just. “Nous sommes présents dans les cafés-hôtels et restaurants mais aussi dans les entreprises que nous équipons de machines, avance Jean-Baptiste. Ça permet au personnel de boire un bon café artisanal, en grains et moulu dans l’instant”, poursuit ce passionné de 22 ans, intarissable sur les machines et leurs vertus, pour qui l’appareillage est aussi important que le breuvage. Les années passent et on continue à torréfier à Saint-Just ce café en grains conditionné en paquets de 250 grammes à destination des épiceries de qualité de l’Hexagone. Preuve supplémentaire de l’attachement de cette famille à la proximité et à la tradition, c’est sous l’oeil attentif d’André que Jean-Baptiste et sa sœur historienne de l’art exhument le passé pour mieux s’ancrer dans l’avenir. La labellisation bio et la vente en ligne permettent de regarder au-delà des frontières. De 5 à 8 tonnes quittent la torréfaction chaque mois, de l’arabica à 90 % et du robusta “de très bonne qualité” assure Jean-Baptiste qui donne à goûter un exceptionnel mélange italien 80% arabica et 20% robusta. Tout en avouant boire 5 ristretto par jour, il reste muet sur le mélange impérial, une fierté maison et un secret jalousement gardé. “Mon père est curieux de l’adaptation de notre savoir-faire aux nouvelles technologies, dit Jean-Baptiste. Mais aux yeux de tous, c’est lui qui incarne les cafés Luciani”.

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