I l n’y a pas de musique au Migon, chaque service est rythmé par le tintement des verres et des couverts, ponctué par des éclats de rire qui font de ce restaurant bien campé sur la plage, un haut-lieu de convivialité. Cyril Amiel est arrivé ici en 1999 et n’en est plus jamais reparti, “ce restaurant, c’est mon histoire d’amour pour la vie”, plaisante-t-il. On vient au Migon pour la “cuisine simple, sans chichi, pour renouer avec les recettes provençales et italiennes de toujours” comme le définit Cyril. Dans un registre méditerranéen, italo-hispano provençal, avec quelques incursions dans le registre asiatique, la carte du Migon magnifie les poissons de Guy Darco, pêcheur à Saint-Tropez et de David, son homologue de Cavalaire. Poissons grillés, belles pièces de viande à la braise mais aussi salade Migon, mêlant bulots, gambas, saumon et poulpe, figurent, avec les linguine au homard, parmi les classiques d’une ardoise aussi gourmande que festive. “Tous les milieux se côtoient ici”, raconte Cyril qui se souvient du chanteur Christophe, fidèle d’entre les fidèles, qui copinait avec des employés de passage. Dans une ambiance de vieille cabane de pêcheur, les vacanciers font l’objet de toutes les attentions. “Nous sommes douze en moyenne et nous découpons les poissons et viandes à la table du client”, poursuit le maître des lieux. Pour entretenir l’âme “comme à la maison” de cette institution posée sur le sable, Cyril s’est entouré de copains d’enfance et de gens du pays qui vantent les charmes des vins du golfe, de Ramatuelle, Gassin, Cogolin et La Môle. Quelques rares bordeaux, bourgognes et champagnes complètent l’offre. À l’heure de l’apéro, le soleil sèche les algues échouées sur la plage, ces posidonies sèches que les gens d’ici appellent le migon.

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